Les violences conjugales sont une réalité qui touche des milliers de personnes à Marseille comme partout en France. Physiques, psychologiques ou économiques, ces violences laissent des traces profondes et placent les victimes dans une situation de vulnérabilité. Face à cette situation, il est possible d’agir pour se protéger et faire valoir ses droits.

L’avocat joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des victimes de violences conjugales. Il n’est pas seulement un technicien du droit : il est aussi un repère humain qui permet de comprendre les démarches, de se sentir soutenu et d’avancer vers une sortie de crise.

Ce guide présente les différentes formes de violences conjugales, les procédures de protection et le rôle de l’avocat dans ce parcours. Pour un accompagnement personnalisé à Marseille, le cabinet de Maître Aurélia Khalil accueille les victimes avec écoute et discrétion.

 

Violences conjugales : définition juridique

Le droit français reconnaît plusieurs formes de violences conjugales. Cette reconnaissance juridique est importante car elle permet aux victimes de faire valoir leurs droits et d’obtenir protection.

Violences physiques

Les violences physiques sont les plus visibles : coups, gifles, bousculades, étranglements, brûlures, morsures, projections d’objets. Elles laissent des traces corporelles qui peuvent être constatées par un médecin et constituer des preuves. Le certificat médical initial (CMI) est un document essentiel pour établir la réalité des violences et évaluer leur gravité.

Les violences physiques sont punies par le code pénal. Les peines sont aggravées lorsque les violences sont commises par le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS. Cette circonstance aggravante traduit la gravité particulière des violences commises dans le cadre intime, où la victime est censée être en sécurité.

Même les violences qui ne laissent pas de traces visibles sont répréhensibles. Une gifle, une bousculade ou une prise violente peuvent être poursuivies si elles sont établies par d’autres moyens : témoignages, aveux, messages de l’auteur reconnaissant les faits. La victime ne doit pas minimiser ces actes.

Violences psychologiques

Les violences psychologiques sont plus difficiles à identifier et à prouver, mais elles sont tout aussi destructrices. Elles comprennent les insultes répétées, les humiliations, les menaces, le dénigrement, l’isolement social, le contrôle permanent des faits et gestes. Ces comportements visent à détruire l’estime de soi de la victime et à la placer sous emprise.

Le harcèlement moral au sein du couple est un délit reconnu par la loi depuis 2010. Il est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, peines portées à trois ans et 75 000 euros en cas de circonstances aggravantes. La reconnaissance de ces violences permet aux victimes de sortir du silence et de faire valoir leurs droits.

Les violences psychologiques s’installent de manière progressive et la victime ne réalise pas toujours qu’elle en est victime. Le cycle de la violence alterne phases de tension, d’agression et de réconciliation. L’auteur minimise ses actes, culpabilise la victime et l’isole de ses proches. Ce processus d’emprise rend difficile la prise de conscience et la sortie de la situation.

La preuve des violences psychologiques peut être apportée par différents moyens : messages écrits, témoignages de proches, certificats médicaux attestant de l’état psychologique de la victime. Les consultations régulières chez un psychologue ou un psychiatre permettent de documenter les effets des violences sur la santé mentale.

Violences économiques

Les violences économiques sont une forme de contrôle qui passe par l’argent. Elles peuvent prendre différentes formes : interdiction de travailler, confiscation des revenus, contrôle des dépenses, privation de ressources, endettement forcé, signature de documents sous la contrainte. L’objectif est de maintenir la victime dans une situation de dépendance financière.

Ces violences créent une dépendance qui empêche la victime de partir. Sans ressources propres, comment trouver un logement ? Comment subvenir à ses besoins et à ceux des enfants ? Ces questions pratiques constituent un frein majeur à la sortie des violences. L’auteur le sait et utilise cette arme pour maintenir son emprise.

Les violences économiques sont parfois difficiles à percevoir car elles ne laissent pas de traces visibles. Pourtant, elles constituent une forme de maltraitance reconnue par le droit et peuvent être prises en compte dans les procédures de protection. Les relevés bancaires, les témoignages et les messages écrits peuvent servir de preuves.

Des associations peuvent aider la victime à ouvrir un compte bancaire personnel, à retrouver un emploi ou à accéder à des aides sociales. L’avocat peut également demander des mesures d’urgence pour permettre à la victime de disposer de ressources.

 

Que faire en cas de danger immédiat ?

Face à un danger immédiat, la priorité est de se mettre en sécurité. Plusieurs ressources sont disponibles pour obtenir de l’aide rapidement. Connaître ces ressources à l’avance peut faire gagner un temps précieux le moment venu.

Le 17 est le numéro d’urgence de la police et de la gendarmerie. En cas de violences en cours ou de menace imminente, l’appel au 17 permet l’intervention des forces de l’ordre. Le 114 permet de contacter les secours par SMS, ce qui est utile quand il est impossible de téléphoner sans alerter l’auteur des violences.

Le 3919 est le numéro national d’écoute pour les victimes de violences conjugales. Ce service gratuit et anonyme permet d’obtenir écoute, information et orientation vers les structures locales. Les écoutantes sont formées pour accompagner les victimes et les aider à identifier les solutions adaptées à leur situation.

À Marseille, des associations peuvent accueillir les victimes et les accompagner dans leurs démarches. Certaines proposent un hébergement d’urgence pour les femmes et leurs enfants. Le 115 est le numéro d’urgence pour l’hébergement, accessible 24 heures sur 24. Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) peuvent également accueillir les victimes.

Quitter le domicile avec les enfants est possible en cas de danger. La loi protège le parent qui met ses enfants à l’abri des violences. Il est toutefois conseillé de signaler ce départ aux autorités et de consulter un avocat pour régulariser la situation juridique. Emporter les documents importants (pièces d’identité, livret de famille, carte vitale) facilite les démarches ultérieures.

Le dépôt de plainte peut être fait au commissariat ou à la gendarmerie. La plainte déclenche une enquête et peut aboutir à des poursuites pénales contre l’auteur des violences. La victime peut être accompagnée par une association ou un avocat lors du dépôt de plainte. Elle peut également déposer une main courante, qui n’entraîne pas d’enquête mais permet de garder une trace écrite des faits.

 

Le rôle de l’avocat dans la protection

L’avocat est un acteur clé dans la protection des victimes de violences conjugales. Il intervient sur plusieurs plans pour sécuriser la situation et défendre les droits de son client.

L’ordonnance de protection

L’ordonnance de protection est une mesure d’urgence qui peut être obtenue rapidement devant le juge aux affaires familiales. Elle permet d’interdire à l’auteur des violences d’approcher la victime et les enfants, de lui attribuer le logement commun, de fixer les modalités de garde des enfants et d’organiser l’exercice de l’autorité parentale.

L’ordonnance de protection peut être demandée même sans dépôt de plainte préalable. Il suffit de démontrer des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables les faits de violence allégués et le danger auquel la victime ou ses enfants sont exposés. Les preuves peuvent inclure des certificats médicaux, des témoignages, des messages ou tout autre élément.

L’ordonnance est accordée pour une durée de 12 mois mois, renouvelable si une procédure de divorce ou de séparation est engagée. Le juge aux affaires familiales doit statuer dans un délai très court. L’avocat prépare la requête et accompagne la victime à l’audience pour présenter sa situation de manière claire et convaincante.

L’ordonnance de protection peut également prévoir le port d’un bracelet anti-rapprochement par l’auteur des violences conjugales. Ce dispositif permet de surveiller en temps réel la distance entre l’auteur et la victime, et de déclencher une alerte en cas de rapprochement. Cette mesure renforce la protection de la victime au quotidien.

À Marseille, les demandes d’ordonnance de protection sont traitées par le Juge aux affaires familiales du  tribunal judiciaire situé 25 rue edouard delanglade 13006 Marseille. L’avocat connaît les pratiques locales et peut adapter sa stratégie pour optimiser les chances de succès. Il veille à ce que toutes les mesures nécessaires soient demandées et obtenues.

Procédures familiales et pénales

Les violences conjugales ont des répercussions sur plusieurs plans juridiques. L’avocat peut intervenir à la fois dans les procédures pénales (plainte, constitution de partie civile) et dans les procédures familiales (divorce, garde des enfants, pension alimentaire). Ces différents dossiers sont liés et doivent être traités de manière cohérente.

Cette double compétence permet une approche globale de la situation. L’avocat coordonne les différentes procédures pour éviter les contradictions et maximiser la protection de la victime. Il veille à ce que les violences soient prises en compte dans toutes les décisions concernant les enfants et le patrimoine.

Sur le plan pénal, la victime peut se constituer partie civile pour obtenir réparation du préjudice subi. Cette démarche lui permet de participer au procès pénal et de demander des dommages et intérêts. L’avocat accompagne la victime dans cette procédure et défend ses intérêts à l’audience.

Le divorce pour faute peut être engagé lorsque les violences conjugales rendent intolérable le maintien de la vie commune. Les violences constituent une faute grave qui peut être retenue contre l’auteur et avoir des conséquences sur le partage du patrimoine et la prestation compensatoire. L’avocat rassemble les preuves et présente le dossier devant le juge.

L’articulation entre les procédures familiales et pénales nécessite une vision stratégique. Les déclarations faites dans une procédure peuvent avoir des conséquences dans l’autre. L’avocat veille à la cohérence de l’ensemble et conseille son client sur la meilleure façon de présenter les faits.

 

Violences conjugales et enfants

Les enfants sont des victimes collatérales des violences conjugales. Même lorsqu’ils ne sont pas directement visés, ils subissent les conséquences du climat de peur et de tension. La loi reconnaît désormais que l’exposition des enfants aux violences conjugales constitue une forme de maltraitance.

Le juge aux affaires familiales prend en compte les violences conjugales lorsqu’il statue sur la garde des enfants. L’intérêt de l’enfant commande de le protéger de l’auteur des violences, y compris dans l’exercice du droit de visite.

Le droit de visite peut être supprimé ou aménagé en cas de violences. Le juge peut ordonner que les visites se déroulent dans un espace de rencontre médiatisé, où l’enfant est remis à l’autre parent en présence d’un tiers professionnel. Cette mesure évite les contacts directs entre la victime et l’auteur.

L’avocat veille à ce que les violences soient prises en compte dans toutes les décisions concernant les enfants. Il peut demander des mesures de protection spécifiques et s’opposer à des modalités de garde qui mettraient l’enfant en danger.

 

Constituer un dossier sans se mettre en danger

Rassembler des preuves de violences conjugales n’est pas simple, surtout quand on vit encore avec l’auteur des violences. Pourtant, ces preuves sont importantes pour obtenir protection et faire reconnaître les faits.

Le certificat médical est un élément central. Il doit être établi par un médecin qui constate les blessures et évalue l’incapacité totale de travail (ITT). Ce document peut être conservé et produit ultérieurement. Les unités médico-judiciaires (UMJ) sont spécialisées dans l’accueil des victimes de violences.

Les témoignages de proches qui ont assisté aux violences ou constaté leurs effets peuvent être utiles. Les attestations doivent être rédigées selon les règles de forme prévues par la loi. L’avocat peut guider les témoins dans la rédaction de leurs attestations.

Les messages, courriels ou enregistrements peuvent constituer des preuves des menaces ou du harcèlement. Il convient de les conserver dans un lieu sûr, hors du domicile si possible. L’avocat conseille sur les conditions de recevabilité de ces preuves.

La constitution du dossier doit se faire en toute discrétion pour ne pas alerter l’auteur des violences et se mettre en danger. L’avocat peut recevoir et conserver les documents en lieu sûr, ce qui permet à la victime de les rassembler progressivement.

 

Être accompagné par un avocat à Marseille

Sortir des violences conjugales est un parcours difficile qui nécessite un accompagnement adapté. L’avocat est un allié précieux pour comprendre vos droits, vous protéger et vous défendre à chaque étape.

Maître Aurélia Khalil, avocate au barreau de Marseille, accompagne les victimes de violences conjugales avec écoute et détermination. Son cabinet vous accueille pour analyser votre situation en toute confidentialité et vous proposer les mesures de protection adaptées.

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Questions fréquentes sur les violences conjugales à Marseille

Comment prouver des violences conjugales ?

Les preuves peuvent inclure des certificats médicaux, des témoignages, des messages écrits, des mains courantes ou des plaintes antérieures. L’avocat peut vous aider à rassembler ces éléments et à les présenter de manière efficace.

Un avocat peut-il agir en urgence ?

Oui, l’avocat peut déposer une demande d’ordonnance de protection en urgence. Le juge doit statuer dans un délai de six jours. L’avocat peut également vous accompagner pour un dépôt de plainte ou une mise à l’abri.

Peut-on quitter le domicile avec les enfants ?

Oui, en cas de danger pour vous ou vos enfants, vous pouvez quitter le domicile. Il est conseillé de signaler ce départ aux autorités et de régulariser la situation juridique avec l’aide d’un avocat.

Qu’est-ce qu’une ordonnance de protection ?

L’ordonnance de protection est une décision du juge aux affaires familiales qui permet d’interdire à l’auteur des violences d’approcher la victime, d’attribuer le logement à la victime et de fixer les modalités de garde des enfants. Elle est valable six mois et renouvelable.

Les violences ont-elles un impact sur la garde des enfants ?

Oui, le juge prend en compte les violences conjugales pour décider de la garde des enfants. L’intérêt de l’enfant commande de le protéger. Le droit de visite de l’auteur des violences peut être supprimé ou aménagé.

Combien coûte un avocat pour des violences conjugales ?

Les victimes de violences conjugales peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d’avocat. Les conditions de ressources sont appréciées de manière favorable. L’avocat peut vous aider à constituer votre dossier d’aide juridictionnelle.

Peut-on porter plainte sans preuves ?

Oui, le dépôt de plainte ne nécessite pas de preuves préalables. La plainte déclenche une enquête au cours de laquelle des preuves pourront être recherchées. Votre témoignage est un élément important du dossier.

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