Mariage forcé et mariage arrangé

La mariage forcé ou arrangé peut être considéré comme une forme de violence conjugale en droit des affaires familiales.

La mariage forcé d’une personne est souvent précédé de violences, imposant le mariage par la force et contre la volonté de la personne qui en est victime.

Le mariage arrangé entre deux personne constitue également une forme de violence conjugale : en effet, si les violences ne sont pas physiques, elles sont psychologiques et morales. Le mariage arrangé est donc plus difficile à démontrer, alors même qu’il n’en demeure pas moins plus intense dans la violence. L’issu du mariage peut également être dévastatrice pour la victime sur le plan moral , les violences conjugales peuvent débuter, s’intensifier et devenir habituelles.

Si la violence physique laisse souvent des traces visibles, la violence psychologique laisse une blessure morale souvent béante durant des années et invisible à l’oeil nu.

Dans les deux cas, la victime de ces mariages n’a pas le choix, elle perd sa liberté de pensée, de parole, et d’action.

La convention d’Istanbul du 11 mai 2011, s’inscrit dans la lutte contre les mariages forcés et dans la lutte pour les victimes de  les violences conjugales, a été ratifiée en France le 4 juillet 2014.

Le législateur français n’a eu de cesse de renforcer son arsenal législatif en matière familiales pour protéger les victimes de violences conjugales (ordonnance de protection par exemple, renforcement des droits de victimes de violences en matière de logements également).

Maître Aurélia KHALIL, votre avocat expert pour les procédures de divorce mélées à des violences conjugales, se tient à votre disposition pour toute procédure de protection de victimes ou pour toute procédure de divorce amiable ou judiciaire.

Précision importante: la médiation est interdite en matière de violences conjugales désormais, le divorce amiable n’étant donc pas préconisé ni mis en oeuvre par les professionnels spécialisés en affaires familiales notamment en présence d’enfants en raison du danger potentiel de l’auteur des violences et/ou des pressions/intimidations qu’il peut exercer sur la ou les victimes (épouse, époux ou enfant (s) )